Les Funérailles
LA CÉLÉBRATION
DES FUNÉRAILLES DANS NOS PAROISSES
Elle se fait le
plus souvent sans prêtre, donc sans Eucharistie. Certains chrétiens laïcs de
notre paroisse conduisent ainsi cette célébration religieuse dans une de nos
églises, investis par notre curé de cette mission pastorale.
Le diocèse a
récemment organisé une journée, le 17 novembre dernier, à laquelle
cinq d’entre nous ont participé. Nous étions 160 environ dont certains n’avaient
pas encore fait cette expérience mais s’y préparaient. Le thème en était
" Accompagner les morts et les vivants ". Une messe a
inauguré cette journée où nous ont été données deux conférences : l’une
sur le thème " prier pour les défunts : pourquoi, quelle
importance ? " ; l’autre sur le " rituel des
funérailles , ses axes et son message ".
Leur résumé est
publié dans Eglise de Rouen et du Havre du 21 décembre (n° 20). De plus,
chacun a participé à deux des 12 ateliers où se sont exprimées la diversité
des attentes et les richesses des interventions. Certains points forts peuvent
être retenus :
- Toute la communauté
paroissiale est concernée
par cette célébration, ce qui explique le rappel du nom des défunts de la
semaine lors de notre messe dominicale .
- La participation des membres
de la famille
à
la préparation de la célébration et pendant celle-ci est souhaitée, quitte
à la susciter. Le choix des textes bibliques et des intentions de la prière
universelle est un temps important permettant d’éveiller leur résonance
chez ceux qui sont dans la peine. Le rituel de 1972 permet des adaptations
tenant compte de la vie du défunt et du contexte de son décès.
- L’accueil de la famille
d’un défunt, que nous n’avons généralement pas connu, suppose une
disponibilité de toute notre être et une écoute très attentive des
souvenirs qui nous sont confiés car ils révèlent ce que représentait le
défunt pour les siens. L’entretien ne peut être directif mais il permet de
faire passer un message d’espérance et le sentiment de solidarité de l’Eglise
dans cette épreuve.
- La célébration elle-même
comporte des prières pour le défunt s’élargissant en prière universelle,
une écoute de la Parole suivie d’un commentaire, le rituel de la lumière
initialement, celui de l’aspersion et de l’encensement qui clôture l’au
revoir. L’assistance est invitée à s’y associer, sachant que l’attitude
du célébrant est aussi importante que sa parole. Le commentaire
personnel des textes bibliques devra, si possible, être court et utiliser des
mots justes mais simples, compréhensibles par une assistance très diverse,
au mieux aux marches de l’Eglise, mais souvent loin d’elle. Un
panégyrique n’a pas sa place au cours de la célébration elle-même qui
témoigne de la foi et de l’espérance du chrétien en la miséricorde du
Seigneur, en une vie définitive dans l’amour de Dieu et en la résurrection
de tout être notre renouvelé, corps et âme.
La mort est en
effet le passage vers une vie nouvelle, déjà amorcée lors de notre
baptême ; cette pâque conduit à la rencontre accueillante de Dieu
et à la pleine communion en Dieu des vivants et des morts. Un tel message ne
peut être exprimé que sous l’inspiration de l’Esprit-Saint dans la
prière.
- Une dernière prière est
proposée sur le lieu de l’incinération devenue fréquente ou surtout
lors de l’enterrement dans un cimetière de nos communes.
Le trop faible
temps imparti aux ateliers et la réussite de cette journée rendent
souhaitable le renouvellement annuel d’une telle réunion. La mort est un
événement si important de la vie qu’il soulève les vraies questions sur
le sens de la vie, temps très propice à l’annonce d’une espérance
confiante en Jésus-Christ, le premier Ressuscité, le Vivant éternel.
Un membre de l'équipe